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        <title>LELITOULALU - livre</title>
        <description>Tout ce que Michel Litout, journaliste à l'Indépendant, a lu récemment</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 04 Oct 2008 08:06:05 +0200</lastBuildDate>
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        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
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                <title>Aux sources des mystères pyrénéens</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/Pyrene.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Georges Gianadda a beaucoup écrit. Des milliers de reportages pour les pages de l'Indépendant du Midi. Reporter, puis grand reporter, il a laissé traîner son regard curieux sur quantité de gens, d'événements, de lieux. Une emprise sur le réel, le tangible, qui est la bible de tout journaliste un tant soit peu sérieux. Georges, dans sa longue carrière, ne s'est jamais écarté de ce chemin. Mais parfois, visiblement, il aurait préféré interviewer des lutins, une fée voire un Dieu en personne pour donner un peu plus de sens à ses papiers. Ce qu'il n'a pas réussi (ou oser) faire dans les pages de son journal, il le propose dans ce roman, récit fabuleux d'une légende oubliée : « Pyrène la fée des fontaines ». &lt;br /&gt;Tout commence à Lourdes. La cité mariale. Georges, un journaliste justement, observe le ballet des pèlerins. En compagnie de son photographe, il prépare un reportage. Ils croisent un vieil homme et rapidement une conversation s'engage. L'inconnu, savant ayant exploré les particules élémentaires avant de se reconvertir dans la philosophie, prétend au journaliste curieux que cela fait plusieurs siècles que les humains viennent de se recueillir en ce lieu. Car il y a des milliers d'années, Lourdes était un des lieux du « &lt;em&gt;culte de Mari, la déesse-mère &lt;/em&gt;».  « &lt;em&gt;Ces cultes païens ont été remplacés par celui de la vierge Marie &lt;/em&gt;», explique le vieillard. « &lt;em&gt;Ce qui est troublant c'est l'homophonie entre Mari et Marie. » « Ce qui est moins étonnant, c'est que tous les cultes, y compris celui voué à la vierge Marie, soient liés aux sources et à l'eau. Il s'agit après tout du matériau de base qui a fondé le monde vivant. &lt;/em&gt;» Et pour achever sa démonstration, il se propose d'expliquer au journaliste d'où vient le nom de Pyrénées. &lt;br /&gt;L'auteur change alors totalement de monde et de genre. Il entre de plain-pied dans des contrées légendaires peuplées de demi-dieu, de fées et autres monstres mythologiques. Des pages riches en trouvailles, coups de théâtre et dialogues imagés, sur un ton léger et rêveur. Georges Gianadda, le journaliste cartésien, s'efface totalement au profit de son double, beaucoup moins connu, le conteur du merveilleux. Une véritable découverte pour le lecteur, une renaissance (pour ne pas parler de reconversion) pour cet habile manieur de plume. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Pyrène la fée des fontaines » de Georges Gianadda. Editions Trabucaire. 10 euros.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2849740713&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>La quête de Tolkien</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 03 Oct 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Tolkien, le professeur anglais, inventeur des Hobbitts, se retrouve plongé en pleine guerre entre Américains et Japonais dans un roman étonnant.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/Commando_des_immortels.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec des « si », les meilleurs romanciers réécrivent l'histoire avec une facilité déconcertante. Christophe Lambert, armé de quelques « si », a donc imaginé comment Tolkien, de raconteur d'histoires, se retrouve acteur d'une fantastique aventure dans la jungle birmane alors que la guerre entre Américains et Japonais bat son plein. Dans cette histoire réécrite par l'auteur français, on découvre que les Elfes, ce peuple tant apprécié par Tolkien, existe réellement. &lt;br /&gt;Après Pearl Harbor, le gouvernement US comprend que la situation de l'armée américaine en Asie sera de plus en plus dure. Pour tenter de mettre un peu plus de chances dans le jeu des GI's, il est décidé de demander conseil aux Elfes. Retranchés dans le Sylvaniel, dernière réserve sur le territoire américain, ils accepteront à une seule condition : que le romancier anglais John Ronald Reuel Tolkien soit de l'expédition. Le long prologue raconte la négociation, d'abord avec les elfes, puis avec Tolkien. Ce dernier est en pleine rédaction du Seigneur des anneaux et doute de l'intérêt de ce nouveau roman. Il n'hésitera cependant pas longtemps. Il est en fait trop impatient de rencontrer de véritables Elfes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Une autre vision de la jungle&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Tout le reste du roman se passe en Asie, dans la jungle birmane pleine de mystères et de dangers. L'auteur, en dehors des nombreux passages martiaux contant l'entraînement et la vie quotidienne des militaires, accorde beaucoup de place à Tolkien. Comment il va se remettre en question et trouver le ressort moral pour ne pas abandonner la mission et reprendre la création de sa grande œuvre. &lt;br /&gt;La petite délégation elfique a une mission bien précise. C'est l'idée du général Wingate (il a véritablement existé, comme Tolkien) qui explique : « &lt;em&gt;Je compte sur eux pour aider nos hommes à appréhender leur environnement de manière nouvelle, plus positive. Jusqu'ici, nous avons considéré la jungle comme, au pire, une ennemie et, au mieux, un élément neutre. Mauvaise approche, mauvaise philosophie. On doit maintenant l'envisager comme une alliée.&lt;/em&gt; » Les Elfes, très méfiants avec les humains, partagent quand même une partie de leur savoir. Tout en surveillant Tolkien. Qui ne sait toujours pas pourquoi sa présence était obligatoire. &lt;br /&gt;L'écrivain se plie aux difficultés du moment, notamment quand il s'agit d'aller harceler les Japonais plusieurs centaines de kilomètres à l'intérieur de leur lignes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux sortes de récits&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Au cours de ces longues marches forcées, le commando rencontre une tribu vivant en quasi autarcie. Le chaman local va fortement impressionner Tolkien en raconter plusieurs légendes et en expliquant les nuances : « Il &lt;em&gt;y a deux sortes de récits, les desi et les marga. Le premier est un divertissement, le deuxième un enseignement spirituel. Dans le premier type de récits, le héros se contente de terrasser le monstre. Dans le second il apprend des choses sur lui-même. Il émerge changé de la grotte. Il y a eu mort et renaissance dans la Terre-Mère.&lt;/em&gt; » Un principe que Tolkien avait déjà appréhendé, inconsciemment, dans ses récits. Mais le roman de Christophe Lambert n'est pas que cette réflexion sur l'œuvre de Tolkien. Il y a également beaucoup d'action, des rencontres dangereuses et des coups de théâtre. Bref, une somme d'ingrédients que Tolkien n'aurait pas renié pour élaborer un roman captivant et novateur. &lt;br /&gt;&lt;em&gt; « Le commando des immortels », Christophe Lambert, Fleuve Noir, 17 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2265085987&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>La fuite américaine</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 28 Sep 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Lisa déteste sa mère, Véra. Après des années d'absence, elle part aux USA participer à son repas d'anniversaire. En cachette.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/Saloon.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le genre « mère fille, l'amour impossible », Aude Walker signe un premier roman ne faisant pas dans la dentelle. Des rapports d'autant plus conflictuels que les deux protagonistes aiment l'excès, tous les excès. Une sorte de compétition à celle qui semblera la plus folle. Ou la plus destructrice pour son entourage. &lt;br /&gt;Lisa est la fille de Véra. Cette riche héritière américaine a épousé, sur un coup de tête, un petit journaliste français. Lisa est le fruit de cette union. Le couple bat rapidement de l'aile et le mari préfèrera prendre la fuite, avec la fillette, trouvant refuge en France. Un peu avant, Lisa avait hérité d'un petit frère, Assan, d'un père Libanais. Mais Véra n'en est pas sûre. Elle le dira crument  à Assan lors d'une soirée arrosée : « &lt;em&gt;Mais mon pauvre amour, je n'ai jamais su de quelle nationalité il était, ton père. Qu'est-ce qu'on en a foutre qu'il soit serbe, turc ou béninois ? J'étais raide défoncée. Je ne connais même pas son prénom, à ton père&lt;/em&gt; ». Une citation qui donne un aperçu du personnage, outrancier à l'extrême. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;« Elle ne m'a pas reconnue »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, elle est encore très belle, Véra. Lisa est obligée de le constater alors qu'elle la revoit pour la première fois après des années d'absence. C'est à Paris. Lisa est employée dans un palace. « &lt;em&gt;Ce soir, j'ai croisé ma mère et elle ne m'a pas reconnue. Je suis une simple serveuse&lt;/em&gt; », explique la jeune narratrice qui la décrit ainsi : « &lt;em&gt;Un tailleur-pantalon écru. Une ligne parfaite. Ses chevilles bercées par des talons d'une dizaine de centimètres. Sa bouche prune, sacrée baiser originel. Elle venait de New York pour vendre ses voitures aux enchères, chez Christie's. Ou pour se faire baiser à la française.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;Cette reprise de contact entre la fille et la mère va déclencher une succession d'événements qui ne seront pas sans conséquence pour l'équilibre déjà très fragile de cette famille éclatée et hors norme. Lisa va tout plaquer, travail, mari et vie tranquille pour traverser l'Atlantique et être dans la grande maison familiale pour l'anniversaire de cette mère qui ne la reconnaît plus. Invitée surprise, pas véritablement appréciée, d'une petite fête tragique, sur fond d'ouragan. &lt;br /&gt;Avant le grand jour, Lisa va reprendre contact avec le seul membre de la famille avec qui elle avait une grande complicité, Assan : « &lt;em&gt;Sur la plage, tout près des vagues, je reconnais immédiatement mon frère. Ses pieds de bison plantés dans le sable mouillé, Assan, à moitié nu, s'époumone comme un damné, dans le froid, les bras ouverts. Des cris droits, sans bavure. A chaque exclamation, sa tête semble être sur le point de se détacher pour aller rouler, loin, se  perdre dans l'écume et voguer à jamais dans la sphère abyssale, en paix, enfin&lt;/em&gt;. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Joyeux... anniversaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Assan, jeune homosexuel dépressif, véritable électron libre de la famille. Il protège Lisa quand arrivé la confrontation avec Véra. Ce sera au cours d'un repas d'anniversaire d'anthologie. Il représente près du tiers du roman et offre quelques scènes fortes à Lisa, entre la méchanceté de la grand-mère, la fatuité du beau-père, la lâcheté du beau-frère et l'innocence du neveu. Un roman à vif, comme un coup de scalpel qui n'en finirait pas. Un règlement de compte en famille, mais pas dans la joie.&lt;br /&gt;&lt;em&gt; « Saloon », Aude Walker, Denoël, 17 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2207260097&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Ce cher cadavre</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 20 Sep 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Elle vient de tuer son amant. Le cadavre dans le coffre de sa voiture, elle va tenter de traverser les USA d'Est en Ouest.&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/Decomposition.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était au moment de l'arrivée de la fameuse tempête tropicale sur la Nouvelle Orléans. La narratrice, belle et jeune, elle l'expliquera quelques chapitres plus loin, fuit au volant de la voiture de son amant, Jack. Il n'est pas à ses côtés. Il est dans le coffre, mort depuis quelques heures. Ce n'est pas dit explicitement, mais on s'en doute : il a été tué par la belle qui n'a plus qu'une idée en tête : retrouver George à Seattle. Le brave George qu'elle avait quitté pour Jack, le brillant écrivain. &lt;br /&gt;C'est ce périple, à travers tous les Etats-Unis, que raconte J. Eric Miller dans ce road movie ténébreux au nom très évocateur : « Décomposition ». Exactement ce qui arrive, lentement mais sûrement, à Jack, recroquevillé dans cet espace fermé, étroit et surchauffé. Pas tout de suite. L'auteur respecte les étapes. Et les détaille. Rigueur mortelle, puis action des bactéries qui vont s'attaquer aux entrailles, fermenter, former des gaz avant l'arrivée des mouches... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La poule affamée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce roman n'est pas à mettre dans toutes les mains. Il pourrait devenir culte. Il est avant tout très hard... La narratrice roule donc sur les longues et rectilignes routes américaines. Mais elle est parfois obligée de s'arrêter. Elle ne peut alors s'empêcher de faire des bêtises. Comme quand elle décide de libérer des centaines de poules captives dans un camion. Cela finira en carnage, elle ne sauvera qu'un seul pauvre animal, l'enfermera dans le coffre. La poule, certainement affamée, s'attaquera à Jack qui y perdra un œil. Un peu plus loin la jeune tueuse ira voir ses parents. Elle hait sa mère, plaint son père trop faible. Une famille normale ? &lt;br /&gt;Et puis, régulièrement, elle s'arrête au bord de la route et regarde dans le coffre. Car paradoxalement, Jack lui manque. Physiquement. « &lt;em&gt;Et quand je le touche, je sais que c'est une mauvaise idée. Sa peau est froide et ses cheveux, que j'essaie de lisser, sont tout cassants. Je caresse sa tête jusqu'à  ce que je me sente en confiance, puis je continue à le toucher jusqu'à ce que je ne sente plus rien. Je prolonge ce contact jusqu'à ce que j'aie pleinement conscience qu'il est mort et que c'est son cadavre que je touche. Le fait d'agir ainsi m'aide à me sentir équilibrée.&lt;/em&gt; » Enfin équilibrée est un grand mot car la donzelle va crescendo dans l'horreur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;L'odeur de la mort&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Les scènes de violence ou de sexe vont s'accumuler. Elle raconte tout, sans jamais dormir ni avoir le moindre remords. Simplement la certitude, en se rapprochant de George, qu'il n'est peut-être pas le bon cheval, finalement. La remise en cause de la narratrice est radicale. Arrivée presque à bout, elle a cette réflexion : « &lt;em&gt;Tout ça est fini, cette vie, ma capacité à souffrir, mes espoirs, mes regrets, les petites joies que je recherchais sans cesse, ce cortège de déception, tout ce que je savais ou allais savoir, c'est bel et bien fini. Je suis morte. Franchement, c'est un soulagement. &lt;/em&gt;» Mais ce n'est qu'une impression. Elle devra encore faire pas mal de kilomètres avec le cadavre de Jack, toujours aussi attirant malgré son odeur insupportable.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Décomposition » de J. Eric Miller (traduction de Claro), Editions du Masque, 16 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2702433863&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Deux femmes unies</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 14 Sep 2008 00:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;FONT SIZE=2&gt;&lt;strong&gt;Ce roman passant au crible les relations entre mère et fille se déroule dans le milieu de la mode qui ne laisse pourtant que peu de place aux sentiments.&lt;/strong&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/Mere_et_fille_un_roman.jpg&quot; BORDER=2&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quels liens unissent une mère à sa fille ? Des liens si forts qu'ils résistent aux années, aux mariages et grossesses. Eliette Abécassis, en 170 pages écrites avec les tripes, tente de trouver des réponses dans ce miracle de la maternité. Mais ce sont avant tout des sentiments qu'elle met en lumière, souvent contradictoires, ambivalents, jamais simples. Nathalie est la fille de Sonia. Sonia qui est à la tête d'un empire. Elle a révolutionné la mode à ses débuts. A fait prospéré son entreprise. Nathalie est naturellement en train de prendre la relève. &lt;br /&gt;La romancière, pour faire passer les doutes et déchirement des deux femmes, les plonge dans un milieu artistique et culturel aisé. Même si ce n'est pas évident, Eliette Abécassis étant parfois très dure pour cette activité plus économique que créative. « &lt;em&gt;La mode&lt;/em&gt;, écrit-elle. &lt;em&gt;Le milieu le plus superficiel qui soit, le plus frivole, le plus aléatoire, le plus léger. La mode, le lieu sans signification. Passer des heures à discuter d'une longueur, d'un bouton, d'un pli ; quelle importance ? Chercher, traquer la beauté, mais pourquoi ? Pour quelle obscure raison poursuivre le règne de l'apparence ?&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Tristes mannequins « squelettiques »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La description de ce milieu parasite parfois le fond du roman. Sonia, rousse, fantasque, entreprenante, fière d'être Juive et Française, parfois imbue de son succès, mène la vie dure à sa file. Nathalie est longtemps restée la technocrate. Certes, comme sa mère, elle a participé à des défilés, les mettant même en scène, mais sa véritable efficacité a toujours été dans les alcôves financières. &lt;br /&gt;Des défilés que Nathalie apprécient peu, encore moins les mannequins désincarnés qui marchent au pas sur les podiums : « &lt;em&gt;A les regarder de près, aucune n'est vraiment belle, de celles qui représentent la beauté idéale. Traits anguleux, jambes maigres, silhouettes squelettiques, extrême maigreur, effrayante, angoissante, car elle signifie le contrôle, le jeûne, la privation. La beauté, l'insaisissable beauté, où est-elle ? Dans la femme maigre, androgyne, longiligne ou dans la femme opulente ? Qui le décide, et pourquoi ? &lt;/em&gt;» &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Grossesse inversée&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui Nathalie voudrait reprendre l'affaire à son compte. C'est presque la guerre avec sa mère qui ne veut pas céder les rênes créatrices de la maison de couture. Le roman va reculer dans le temps, chaque chapitre verra les deux protagonistes rajeunir. On comprendra pourquoi Sonia est à la tête de son empire, comment Nathalie a gravi les échelons sans jamais pouvoir se débarrasser de l'influence de la femme qui l'a mise au monde.&lt;br /&gt;Un long cheminement qui a donc commencé quand Sonia était enceinte. Et tout le dilemme de ce roman se retrouve dans ce passage, quand Nathalie s'interroge : « &lt;em&gt;Ma mère, mon miroir. Mon souci de chaque instant. Je suis pleine de toi comme tu étais pleine de moi. &lt;/em&gt;» Une grossesse inversée, fil conducteur de ce roman qui, tout en se passant dans un milieu superficiel, n'en aborde pas moins une thématique de fond qui ne peut que concerner toutes les mères, filles, pères et fils de la planète, depuis que le monde est monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Mère et fille, un roman », Eliette Abécassis, Albin Michel, &lt;br /&gt;15,90 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2226186689&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Vieilles études</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;A presque 50 ans, Antoine, psychiatre, décide de s'inscrire en fac d'histoire à la Sorbonne. Et entraîne Félix, son ami, dans la galère.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/senanque_waks.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le quotidien nous bouffe. Quel qu'il soit, brillant ou misérable. Antoine Saint-Bernard, psychiatre à Paris, marié, deux enfants, à 48 ans, décide de changer de vie. L'enseignement le tente. Il décide donc de s'inscrire à la Sorbonne, en histoire. Cette remise en cause radicale d'une situation bien établie va avoir de redoutables conséquences sur son couple et sa vie de tous les jours. Seul son ami d'enfance, Félix, accepte de le suivre, décidant lui aussi d'assister aux cours. La trame du roman, l'auteur, Antoine Sénanque semble l'avoir testée puisque dans la courte présentation de l'éditeur il est précisé que ce « &lt;em&gt;médecin spécialisé en neurologie &lt;/em&gt;» a obtenu sa «&lt;em&gt; licence d'histoire à la Sorbonne en 2007/2008.&lt;/em&gt; » Mais que les lecteurs craignant l'autofiction, ce genre à la mode et souvent profondément dépressogène, ne fuient pas ce roman. La raison, c'est Antoine Sénanque qui la donne : « &lt;em&gt;J'avais pris une décision. J'allais écrire mon premier livre gai &lt;/em&gt;». Et effectivement, l'autodérision est omniprésente dans ces pages brillantes, très enlevées, pleines de formules choc et bien senties pour brocarder les petits travers des hommes et femmes, jeunes ou vieux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vie et mœurs des étudiants&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Sur la famille, le narrateur admet que sa relation avec ses enfants laisse à désirer. Notamment quand il faut les aider à faire leurs devoirs. « &lt;em&gt;Le travail des enfants est pour le père ou la mère une de ces corvées sournoises qui se cachent, comme un impôt indirect. Une taxe qui double les prix mais qui ne s'affiche pas. Elle est si bien incorporée qu'on ne pense pas à se plaindre, d'ailleurs, nous n'en avons pas l'autorisation.&lt;/em&gt; » Une corvée d'autant plus fastidieuse qu'elle est demandée par l' instituteur de vos enfants qui se trouve être, par ailleurs, l'amant de votre femme... &lt;br /&gt;Moments de franche rigolade également quand nos deux quadra décident de s'inscrire à la Sorbonne et qu'ils redécouvrent un monde incompréhensible qu'ils ont quitté depuis longtemps. « &lt;em&gt;Les étudiants communiquent entre eux comme des sourds-muets. Par signes ou par ondes » Et les deux anciens de se sentir totalement ignorés, comme absents. « La raison est que vous n'êtes pas là. Vous êtes différent. Vous êtes vieux. Les étudiants vous sourient aimablement, mais vous n'êtes pas là. Vous croyez entrer dans leur monde, vous restez dehors, pas loin, mais dehors. Ils ont cet esprit grégaire qui ne vous agrège pas.&lt;/em&gt; » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mauvaise note et explications&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Malgré les difficultés (adultère, frère ruiné s'installant chez vous en même temps que la belle-mère), il faut passer les premiers partiels. Et là, c'est la grosse déception. Un 4, la plus mauvaise note de toute la faculté. Antoine demande à rencontrer le correcteur. Une correctrice, Charlotte. « &lt;em&gt;Elle n'est pas précisément belle, imprécisément plutôt. Il y a quelque chose d'harmonieux qui ne se livre pas d'emblée, qui demande de l'attention. La quarantaine, le visage osseux, les cheveux tirés en arrière, pas maquillée, un regard doux que je ne soutiens pas.&lt;/em&gt; » Le roman oblique alors sur cette relation entre l'élève et son examinatrice. Antoine, sous le charme, la persuade de diner avec lui. En pleine bérézina conjugale, il a des doutes sur sa capacité de charmer. « &lt;em&gt;Ce soir, je n'ai pas le cœur à paraître. J'ai décidé de risquer le naturel avec Charlotte. Ce qui n'est pas mon meilleur atout en règle générale. Mais il faut de la gaieté pour feindre. J'en manque&lt;/em&gt;. » &lt;br /&gt;Très bonne surprise de cette rentrée littéraire, « L'ami de jeunesse » parvient à allier un ton léger avec une histoire puissante, agrémentée de quelques personnages secondaires d'anthologie comme ce fameux ami de trente ans, Félix, ou la fille de Charlotte, Clara, adolescente gothique de 14 ans trois quart, petit rôle parfait pour dédramatiser les péripéties des dernières pages. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« L'ami de jeunesse », Antoine Sénanque, Grasset, 17,90 €&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=224673861X&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Etranges années 80</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 27 Aug 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/New_Wave.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Deux ados au milieu des années 80. « New Wave » est la naissance d'une amitié, autour de la musique, racontée par Ariel Kenig et Gaël Morel.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus on avance dans le temps, plus la nostalgie prend de l'ampleur. Bientôt 2010. Comment nommerons-nous cette décennie ? Ceux qui auront vécu les années 80 s'approcheront de la cinquantaine. Il n'y a pas longtemps, c'étaient des adolescents, comme Eric et Romain, les deux héros du roman d'Ariel Kenig, novellisation d'un film de Gaël Morel qui sera diffusé sur Arte, le 9 septembre, à 21 heures. &lt;br /&gt;Eric, collégien dans son année de brevet, vit difficilement la condition misérable de ses parents. A quelques kilomètres de cette petite ville de province, ils habitent dans une ferme qui tombe en ruines. Il s'entend mal avec son père, a honte de sa mère, femme au foyer dénuée de toute ambition. La désillusion rythme ses journées, longues, très longues. A la rentrée, il n'est plus dans la classe de Thomas, son seul ami. Cela s'annonce mal. Jusqu'à l'arrivée de Romain. &lt;br /&gt;Ce « nouveau » se fait remarquer d'emblée en arrivant en retard et surtout en le prenant avec beaucoup de désinvolture. Par hasard, il s'assied à côté d'Eric. Et quand Mlle Colinot, la professeur, essaie de le « coincer », persuadée qu'il n'écoutait pas, Romain répète mot à mot les consignes. Avec son look new wave faisant fi des convenances (yeux maquillés, cheveux crêpés, lacets de Converses dépareillés), il en impose immédiatement. « &lt;em&gt;Il était trop tôt pour le confirmer, mais la riposte de Romain avait déterminé la classe à lui déléguer ses espoirs de rébellion tandis qu'Eric, par l'apostrophe de Mlle Colinot, jubilait de ce nouvel état de fait : en l'associant à son indiscipline, Romain l'avait adoubé&lt;/em&gt;. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le fils et la mère. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pourtant les deux garçons n'ont que peu de points communs, mais une belle amitié, une amitié forte, va se construire au fil des trimestres. Cependant Eric ne veut pas brusquer les choses : « &lt;em&gt;Une amitié comme celle-ci imposait peut-être le sacrifice de ne pas courir après.&lt;/em&gt; » Romain est l'archétype du gamin qui a tout ce qu'il exige. Sa mère, qu'il appelle par son prénom, Anna, aime à la folie son rejeton. &lt;br /&gt;Eric découvrira avec étonnement le fonctionnement de cette femme aux allures d'éternelle enfant. Elle aime quand Romain est malade. Il reste à la maison, elle l'a en son pouvoir. Ariel Kenig, à  côté des découvertes mutuelles de ces deux adolescents sensibles, donne de plus en plus d'ampleur au personnage d'Anna. On sent poindre un embryon de folie, de désespoir : « &lt;em&gt;Les petits drames, seuls, comme l'alitement de son fils, offraient une chance de se montrer présente, à la hauteur, indispensable, indignement dégoûtée que cette maladie, finalement, ne fût plus grave. Le médecin diagnostiquerait une simple angine ; ce serait bien ainsi tristement. Car ce qu'elle désirait était certainement que le docteur décèle en elle, en elle seule, un terrible mal. Voilà ce qui retournerait enfin la situation et réparerait, par une exquise douleur, l'indifférence dont elle souffrait. &lt;/em&gt;» &lt;br /&gt;Ariel Kenig, à partir du scénario de Gaël Morel, a mis en phrases un récit dramatique, beaucoup plus que ces années 80 marquées par une musique mélangeant allègrement mélancolie et modernité. Un livre à lire en écoutant les morceaux sélectionnés par les auteurs (la liste est en fin de volume), de Cure à Depeche Mode en passant par Etienne Daho ou New Order.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« New Wave », Ariel Kenig &amp; Gaël Morel, Flammarion, 16 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2081215012&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Dans la tête d'une actrice</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 22 Aug 2008 06:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Dorine M. est une célèbre actrice. Ce roman raconte, heure par heure, sa dernière journée de tournage dans le premier film d'une jeune réalisatrice.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;IMG SRC=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/images/Mille-vies.jpg&quot;WIDTH=380&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qui a servi de modèle à Delphine Coulin pour le personnage de Dorine M. le personnage principal de son roman ? Dorine est une comédienne, assez âgée, mais qui rayonne encore de beauté. Elle a débuté dans les années 60. Elle est toujours une tête d'affiche, une star que l'on recherche car souvent synonyme de qualité et de succès. Ce rapide portrait, le lecteur met un peu plus de temps pour le cerner. Delphine Coulin a ménagé le suspense de la description de cette femme qui fait encore se retourner les passants dans la rue. &lt;br /&gt;Dorine, au début, semble être une femme comme toutes les autres. Réveil avec du café, douche, lecture de la presse, départ pour le travail. A pied, dans les rues de Paris. En ce moment elle travaille à l'hôpital du Val-de-Grâce. Exactement, la production utilise l'hôpital comme décor du film. Cela fait six semaines que Dorine est dans la peau d'Emma. Cette femme tombe amoureuse du médecin qui lui explique que son mari, malade, est condamné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le souvenir de l’amour défunt&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, Dorine doit tourner une scène difficile. Elle appréhende. L'occasion pour elle de se retourner sur sa carrière. Un monologue intérieur qui apprend beaucoup au lecteur sur la motivation des comédiennes. Des femmes qui ont envie de vivre mille vies. Elle se souvient de tous ses films, des films d'amour : « J'étais &lt;em&gt;passée par tous les états amoureux? Pour les vivre tous en vrai, il eût fallu avoir mille vies. Prodige d'être une actrice, une mille-vies. Fantasme absolu de notre époque, où chacun court après les temps pour vivre le plus possible. Où tout est démultiplié.&lt;/em&gt; » Histoire d'amour dans le film qui contamine la réalité. Le jeune premier qui interprète le médecin lui avoue, en privé, qu'il est en train de tomber amoureux d’elle. Dorine à l'habitude. Elle est tentée. Elle a  souvent couché avec ses partenaires. Mais cette fois, elle hésite plus que de raison. Est-ce l'âge ? Ou cette scène difficile ? A moins que cela ne soit à cause de la ressemblance de l'acteur avec Max, son seul amour, mort dans un accident de voiture ? Une journée particulière pour Dorine qui se questionne intérieurement. « &lt;em&gt;Je ne sais pas pourquoi je suis devenue actrice. Pour oublier la réalité. Ou aller à la rencontre de moi-même.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Ce roman, en plus de raconter par le menu la cuisine interne d'un tournage (l'auteur est également réalisatrice de courts-métrages), permet au lecteur de mieux comprendre ce qui fait avancer les actrices, ce qui leur permet de se dépasser, de prendre possession d'un personnage et de le faire vivre, sur pellicule et bien au-delà, dans la mémoire de plusieurs générations.   &lt;br /&gt;&lt;em&gt; « Les mille-vies », Delphine Coulin, Seuil&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2020982617&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Glissement dans le temps</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 15 Aug 2008 06:05:00 +0200</pubDate>
                <description>
                    &lt;strong&gt;Deux humains deviennent les acteurs involontaires d'une guerre du futur, se gagnant grâce à des bonds dans le passé. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/media/02/02/bd4456c5ecd95e65f10656fcd50f3cb2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/media/02/02/4e71b23533884c0d8888c3e479284fa6.jpg&quot; id=&quot;media-57778&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;bd4456c5ecd95e65f10656fcd50f3cb2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Foisonnant, très imagé, plein de bruit et de fureur, ce roman de Neal Asher entraîne le lecteur dans une folle poursuite à travers le passé. Un glissement dans les premiers temps de la Terre, pour mieux repartir et empêcher l'avènement d'un groupe d'humains supérieurement développé mais totalement dépourvu de pitié et de compassion. &lt;br /&gt;Cela débute comme un récit de SF à la Blade Runner. Dans un futur assez proche, Polly, droguée et prostituée pour se payer ses doses, rentre dans son appartement après une dure journée de labeur. Elle tombe nez-à-nez avec Nandru, un ancien militaire du gouvernement centralisé. Il lui reproche d'avoir tué sa sœur, colocataire de Polly, morte d'une overdose. Il explique que sa vengeance sera terrible. Et effectivement, la vie de Polly va basculer. Il implante dans sa nuque une puce d'intelligence artificielle qu'il a dérobé à l'armée. Il la rendra, intacte au gouvernement, si on lui verse une rançon. Mais rien ne se passe comme prévu. Le jour de l'échange, un monstre sortant de nulle part apparaît, une écaille tombe sur le bras de Polly et s'y greffe immédiatement. De plus un soldat du gouvernement, Tack, tue Nandru et prend en chasse Polly. &lt;br /&gt;C'est le moment que choisit Neal Asher pour faire basculer son roman de la SF classique au paradoxe temporel. L'écaille est en fait un parasite qui n'a qu'un but, reculer dans le temps. Avec son porteur. Et tout ce qui se trouve à proximité. Ainsi, alors que Tack est sur le point de tuer Polly, la jeune femme « glisse » dans le passé, entraînant l'exécuteur. Des petits bonds de quelques dizaines d'années. Elle parvient ainsi à échapper à Tack. Mais en accélérant les bonds en arrière, elle comprend rapidement que le phénomène est inéluctable et irréversible. Les deux humains se séparent. Polly se retrouve au large de l'Angleterre en pleine seconde guerre mondiale, laissant Tack désemparé quelques années plus tard. Le soldat, humanoïde cloné, programmé pour tuer et ne pas se poser de questions, est totalement désemparé. Il décide de faire la seule chose qu'il maîtrise : tuer pour survivre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Voyageur et sauveur&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Mais au moment où il va exécuter une famille tranquille, un Voyageur apparaît : «&lt;em&gt; Une silhouette grande et maigre, vêtue d'un long manteau , d'un pantalon ample et de chaussures pointues, sortit de l'ombre sur sa droite. Sa peau était blanche comme l'os, et ses cheveux pâles rassemblés en queue-de-cheval. Son visage n'exprimait que colère et mépris. »&lt;/em&gt; Le Voyageur, qui donne son nom au roman, entre enfin en scène. Il mène une guerre contre une congrégation d'êtres supérieurs tentant d'avilir l'humanité. Il va repartir dans le passé, avec Tack (qu'il va au passage « déprogrammer », permettant à l'humain de retrouver une conscience et un libre arbitre). &lt;br /&gt;Ils vont devoir affronter dinosaures et autres grosses bêtes affamées avant de rejoindre une base permettant de remonter le temps. En parallèle, Polly tente de survivre. Accusée d'être une espionne allemande, elle parvient à sauver sa peau en glissant dans le passé. Elle se retrouve jongleuse devant le roi Henri VIII. Une expérience positive. Moins que sa rencontre avec Claudius, empereur roman en pleine conquête de l'île de la Bretagne...&lt;br /&gt;Cette grande variété des scènes et des décors donne un attrait supplémentaire à ce roman qui est avant tout une réflexion sur l'éveil de la conscience d'êtres humains normaux placés dans une situation extraordinaire. Polly, perdant ses réflexes de droguée en manque, explique à Muse, son intelligence artificielle greffée : « Je ne veux pas simplement survivre. Je veux vivre. Je veux comprendre, ressentir. Je devrais considérer... ce voyage comme une chance. J'ai tant de chose à apprendre. » Même son de cloche du côté de Tack. Tueur antipathique au début, il se métamorphose en homme curieux et sensible, comme s'il rattrapait tout cet apprentissage de la vie, la vraie, dont il avait été privé. Une démarche humaine comme une immense bouffée d'espoir et d'air pur.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Voyageurs », Neal Asher, Fleuve Noir, 22 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2265085944&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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                <title>Coup de froid pour San-Antonio</title>
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                <author>noreply@midiblogs.com (litoulalu)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 01 Aug 2008 06:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;strong&gt;Mission au Québec pour le héros « dardien » chargé de mettre hors d'état de nuire un serial killer, &lt;br /&gt;le « Postier », s'attaquant aux blondes.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/media/01/00/b2afadb7bb8153038d2033c44338c2da.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lelitoulalu.midiblogs.com/media/01/00/097025b407c2a2fe5c65e82a305d0648.jpg&quot; id=&quot;media-56181&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;b2afadb7bb8153038d2033c44338c2da.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le petit monde de San-Antonio, malgré la disparition en 2000 de Frédéric Dard, continue d'évoluer, le fils, Patrice, ayant repris cette petite entreprise littéraire, certainement la plus originale de la création française. Les puristes regretteront l'absence d'une certaine folie, typique de l'écrivain aux centaines de romans. Le fils, s'il a parfaitement saisi les psychologies des principaux protagonistes, ne semble pas encore oser se lancer dans des romans complètement délirants, comme seul Frédéric Dard osait, fort de son succès commercial qui ne s'est jamais démenti. Patrice fait donc encore du San-Antonio classique, presque trop. Mais cela reste quand même une bouffée d'air pur dans une production livresque française parfois triste pour ne pas dire sinistre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Postier killer&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;De l'air pur et en l'occurrence très frais puisque cette nouvelle aventure du commissaire, chéri de ses dames, se passe en grande partie au Québec. Les premières pages montrent une équipe en pleine déroute. Pinaud envisage de prendre sa retraite, Jérémie Blanc est retourné en Afrique, de même que Mathias, Toinet, le fils de San-Antonio, s'est mis  aux abonnés absents, trop occupé à suivre la grossesse de sa compagne, Amélie. Ne reste que Bérurier, complètement déprimé puisque sa Berthe a décidé de le quitter pour un jeune et vigoureux gigolo. Bref, rien ne va plus dans la maison poulaga. &lt;br /&gt;C'est le moment qu'a choisi le président de la République en personne pour confier à San-Antonio une mission très spéciale. Dans un dialogue d'anthologie où le premier personnage de l'Etat fait les questions et les réponses, il demande à notre valeureux héros, de démasquer et de mettre hors d'état de nuire, le « Postier », serial killer s'attaquant aux jeunes et jolies blondes québécoises. Après leur avoir rasé le pubis et envoyé, par courrier, cette fine toison à des anonymes, il continue son découpage avec d'autres parties du corps qui elles, malheureusement, ne repoussent pas... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Piégés par Matignon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Antoine, avec pour seul renfort Béru, le dernier de la bande, se rend au Québec. Mais rapidement la mission part en eau de boudin. Papiers et bagages volés, ils tombent dans un guet-apens à leur hôtel : accusés de meurtre ils sont obligés de prendre la fuite et d'entrer en clandestinité. Mais ce ne sont pas ces quelques contrariétés qui vont décourager notre duo de choc. &lt;br /&gt;Ils vont se lancer sur les pistes enneigées de la Belle Province, pistant le Postier et tentant de déjouer les pièges d'un service qui serait téléguidé, depuis Paris, par le Premier ministre en personne qui n'aurait trouvé que ce moyen pour tenter de se démarquer de son patron. Quelques scène osées et autres trouvailles du langage fleuri  d'Alexandre-Benoît Bérurier donnent au lecteur son minimum syndical de rire. Avec parfois quelques perles de Béru comme cet abyssal « &lt;em&gt;Si j'me sens m'nacé par la mort, j'mettrai fin à mes jours pour me simplifier la vie ! &lt;/em&gt;»  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Arrête ton char, Béru ! », Patrice Dard, Fayard, 15 €&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lelitoulalu-21&amp;o=8&amp;p=8&amp;l=as1&amp;asins=2213635811&amp;fc1=000000&amp;IS2=1&amp;lt1=_blank&amp;m=amazon&amp;lc1=0000FF&amp;bc1=000000&amp;bg1=FFFFFF&amp;f=ifr&quot; style=&quot;width:120px;height:240px;&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;
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