23.06.2008

Fantastique urbain

e492df4822f3140ed19d08c11a60008c.jpgPierre Dubois ne vit pas dans notre monde. Ce grand spécialiste des elfes, lutins et autres petits peuples de la forêt a définitivement tiré un trait sur la modernité et notre monde dédié à la technologie. Son combat contre l'oubli des légendes anciennes lui donne l'occasion de signer de plus en plus de scénarios de bande dessinée, support sans limite pour représenter ces êtres et mondes imaginaires. Cette fois, il s'est associé à Xavier Fourquemin dessinateur français à l'imagination débordante. « Le Mal-venu », premier tome de la Légende du Changeling débute dans cette campagne anglaise de la fin du 19e siècle. La misère est de plus en plus présente et la famille Jobson est obligée de quitter ce pays de bocages pour les bas-fonds de Londres. Un monde totalement nouveau pour le jeune Scrubby Jobson. Cet enfant, qui a beaucoup appris auprès d'un ermite, le chasseur sauvage ou homme vert. Mais que valent les enseignements d'un sorcier dans cette ville en proie au crime, en pleine révolution économique et sociale ? « La légende du Changeling » (tome 1), Le Lombard, 13 €

17.05.2008

Sorcière volante

79048e5cc0647eb8f796bdf183681c3d.jpgDessinée par Christophe Dubois, cette série imaginée par Nicolas Pona est un étrange mélange de fantastique (dragon), de révolution (le pays est à feu et à sang), d'amazones (les héroïnes sont de redoutables guerrières) et de récit à la Jules Verne (le plus gros de ce second album se passe dans un ballon dirigeable). Sur les immensités gelées de ce qui ressemble à la Sibérie, Ajjer, la guerrière rouge qui vient de tuer le roi-dragon et lui dérober son dernier oeuf est capturée par Frimas, guerrier chamane à la tête d'une bande de révolutionnaires. Elle est emmenée dans un vaisseau des airs baptisé Héria. Ce dirigeable est le véritable héros de cet album. Héroïne exactement puisque c'est sa figure de proue en bois, dotée de conscience, qui lui permet de s'élever dans les airs. Héria qui convoie malgré elle ces révolutionnaires, alors qu'elle vient de dérober un trésor avec l'aide de son capitaine. Son rêve c'est de se retirer sur une île chaude et y édifier un temple pour la vénérer. Ce vaisseau sorcière a en effet la fâcheuse tendance à se prendre pour une déesse. Une multiplication des personnages pour une série qui, en s'éloignant de son propos initial, gagne en originalité. Il reste quand même en fond les querelles de pouvoir, mais l'épopée d'Héria permet une parenthèse étonnante dans le cycle principal. « Le cycle d'Ostruce » (tome 2), Le Lombard, 13 €